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Boîtes de nuit Budapest

Les meilleures boîtes de nuit à Budapest, de l’A38 à l’Instant-Fogas

Une ville plus connue pour ses ruin bars que pour ses clubs, et la liste plus restreinte de lieux, un cargo reconverti parmi eux, conçus pour danser plutôt que pour boire dans une cour.

Des clubs à côté des ruin bars.

Cherchez la vie nocturne de Budapest et ce qui vient d’abord, ce sont les ruin bars : des repaires miteux avec cour, aménagés dans des immeubles condamnés, rendus célèbres par le Szimpla Kert. C’est une scène réelle et immense, mais ce n’est pour l’essentiel pas une scène de club, puisque la plupart des ruin bars sont d’abord des bars, avec une bande-son plutôt qu’une piste de danse. Ce guide porte sur la liste plus restreinte des lieux de Budapest conçus ou devenus des lieux pour la house, la techno et la danse jusqu’au matin, dont plusieurs ont commencé comme ruin bars avant que la musique ne prenne le dessus.

Des ruin bars aux clubs.

Le Szimpla Kert a ouvert en 2002 comme un petit bar avec cour et a déménagé en 2004 sur son site actuel de la rue Kazinczy, dans le quartier juif, dans un ensemble d’immeubles en ruine voué à la démolition. Il est devenu le modèle du ruin bar, romkocsma en hongrois, un terme pour un bar aménagé dans un immeuble délabré loué temporairement plutôt que dans un local entièrement équipé, et son succès a fait du VIIe arrondissement voisin le principal quartier de sortie de Budapest.

La cour éclectique du Szimpla Kert, le premier ruin bar de Budapest
Le Szimpla Kert, rue Kazinczy, photographié en 2017. Il a ouvert en 2002 et s’est installé ici en 2004, donnant le modèle des ruin bars du VIIe arrondissement. Photo : Fred Romero, CC BY 2.0.

Les clubs ont suivi la même logique. Instant et Fogasház étaient deux ruin bars distincts de la rue Akácfa, qui avaient chacun construit leur public avant de se réunir à une seule adresse en 2017, après qu’Instant a perdu son bail précédent. L’Instant-Fogas Complex ainsi fusionné compte aujourd’hui sept salles reliées et dix-huit bars derrière une seule entrée, avec des genres répartis par salle, de l’old school et du disco à la house et aux sons chargés en basses.

Le bâtiment sur rue du Fogasház, rue Akácfa, à Budapest
Le Fogasház, rue Akácfa, photographié en 2017, l’année de sa fusion avec l’Instant voisin pour former le complexe Instant-Fogas. Photo : Christo, CC BY-SA 4.0.

L’A38 a transposé le même instinct de bricolage sur l’eau : un transporteur de pierres ukrainien de 1968 nommé Tripolie, reconstruit en un an et demi et amarré en permanence près du pont Petőfi, ouvert le 30 avril 2003 comme salle de concert, restaurant et piste de danse dans une seule coque. Le Corvintető, une terrasse sur le toit avec club, aménagée dans un grand magasin de l’époque communiste place Blaha Lujza, a fonctionné de 2007 jusqu’à sa fermeture par la police lors d’une descente pour drogue en 2018 ; le site est en cours de transformation en hôtel et halle de marché pour le centenaire de l’immeuble, et appartient donc à l’histoire des clubs de la ville plutôt qu’à son présent.

Le navire A38 amarré sur le Danube à Budapest, un cargo de 1968 reconverti
L’A38, amarré près du pont Petőfi, photographié en 2015. Il a ouvert en 2003 comme club et salle de concert, reconstruit à partir d’un cargo ukrainien de 1968. Photo : Rakás, CC BY-SA 4.0.

Les meilleures boîtes de nuit à Budapest aujourd’hui.

ClubQuartierMusique et caractèreIdéal pour
A38Danube, près du pont PetőfiUn cargo de 1968 reconverti, ouvert depuis 2003Concerts et soirées club dans une seule coque
Instant-Fogas ComplexRue Akácfa, VIIe arrondissementSept salles et dix-huit bars issus de la fusion de deux ruin bars en 2017Toute une nuit sans changer d’adresse
TurbinaVIIIe arrondissementLa principale salle de Budapest pour la techno et la house en tournéeLa troisième diffusion Boiler Room de Budapest, en 2021
Toldi KlubBajcsy-Zsilinszky útLe hall d’un cinéma de 80 ans, musique électronique et live après la dernière séanceUn club sans dress code et un cinéma le jour

Les meilleurs clubs de techno à Budapest.

Turbina a ouvert dans un ancien bâtiment industriel du VIIIe arrondissement et est devenu l’étape principale de la ville pour la techno, la house et l’acid en tournée, en pleine sixième saison en 2026. Boiler Room a choisi Turbina pour sa troisième diffusion à Budapest, en décembre 2021, avec le producteur hongrois Route 8 aux platines.

La première visite de Boiler Room à Budapest, en janvier 2017, a eu lieu à l’Akvárium Klub, un lieu underground aménagé dans un ancien aquarium public sous la place Erzsébet, en partenariat avec le label britannique Lobster Theremin. Imre Kiss, l’un des producteurs hongrois de house et de techno qui ont joué ce soir-là, est l’un des témoignages les plus nets de la scène underground de la ville atteignant pour la première fois un public international.

Le Lärm, une salle de techno aux murs noirs et sans photos, construite derrière le Fogasház en 2013 et ouverte en mars 2014, a été pendant presque une décennie l’adresse techno la plus puriste de Budapest, fondée sur l’idée qu’une salle n’a besoin de rien d’autre que de musique et d’une sono sérieuse. Il a quitté son domicile de la rue Akácfa et dit déménager vers un nouveau site près du Danube, sans date de réouverture confirmée au moment de la rédaction.

Où sortir à Budapest.

L’essentiel de ce guide se situe à distance de marche de deux arrondissements. Le VIIe arrondissement, le quartier juif, abrite le Szimpla Kert, l’Instant-Fogas et la majeure partie des ruin bars de la ville, tous à quelques rues les uns des autres. Le VIIIe arrondissement, immédiatement au sud-est, abrite Turbina et l’ancien site du Corvintető, et se trouve à quelques pas du Toldi Klub, un club aménagé dans le hall du cinéma Toldi, vieux de 80 ans, sur Bajcsy-Zsilinszky út, qui programme de la musique électronique et live après la dernière séance. L’A38 se tient à l’écart des deux, amarré sur la rive de Buda du Danube près du pont Petőfi, accessible en tramway le long du fleuve.

Questions fréquentes sur les boîtes de nuit à Budapest.

Pourquoi les lieux de Budapest s’appellent-ils des ruin bars ?

Romkocsma, généralement traduit par ruin bar ou ruin pub, désigne un bar aménagé dans un immeuble délabré en attente de réaménagement, meublé à bas coût et souvent de façon temporaire. Le Szimpla Kert, ouvert en 2002 et installé sur son site actuel en 2004, a donné le modèle qui s’est répandu dans le VIIe arrondissement et a donné son identité au quartier.

Quelle est la plus grande boîte de nuit de Budapest ?

L’Instant-Fogas Complex, formé en 2017 par la fusion de deux ruin bars, Instant et Fogasház, est la plus grande à tous égards : sept salles reliées et dix-huit bars derrière une seule entrée, rue Akácfa.

Budapest est-elle bien pour sortir en boîte ?

Oui, même si sa scène de clubs est plus petite que celle de ses ruin bars et se situe pour l’essentiel dans ou à côté de celle-ci. L’A38, un cargo reconverti sur le Danube, et l’Instant-Fogas en sont les deux constantes ; Turbina est devenu la principale salle pour les DJ en tournée de techno et de house, et Boiler Room a diffusé trois fois depuis Budapest depuis 2017.

La vie nocturne est-elle meilleure à Prague ou à Budapest ?

Elles offrent des soirées différentes. La force de Budapest, ce sont ses ruin bars et les clubs qui en sont issus, répartis dans le quartier juif ; la meilleure salle de Prague, le Cross Club, est un lieu unique construit pour cet usage plutôt qu’un quartier, avec une programmation plus constamment électronique.

Le Corvintető est-il encore ouvert ?

Non. La police l’a fermé lors d’une descente pour drogue en 2018, et l’immeuble à toit-terrasse de Blaha Lujza tér est en cours de transformation en hôtel et halle de marché. Il est traité ici comme de l’histoire, pas comme un club actuel.

Sources.